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Relations internationales La volatilité, une opportunité ?

Les sujets d’inquiétude s’accumulent depuis début 2026 pour les investisseurs. Il peut en effet être difficile de prendre du recul face aux conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, aux fortes tensions commerciales entre les grandes puissances économiques, aux préoccupations croissantes concernant l’impact de l’intelligence artificielle et aux divisions politiques profondes qui apparaissent aux États-Unis et ailleurs.

 

La guerre en Iran est le dernier point de crispation en date, avec son lot quotidien d’actualités déstabilisantes, entre un fragile cessez-le-feu, des cours pétroliers élevés et la menace de nouvelles frappes militaires. C’est un fait : le monde va plutôt mal en ce moment. Cependant, même si ce type de constat revient plus ou moins régulièrement, je m’efforce toujours de me rappeler qu’un contexte difficile peut également être source d’opportunités d’investissement pour les investisseurs capables de faire preuve de patience, parce qu’ils appliquent une vision de long terme.

 

Depuis bientôt 40 ans que je travaille dans le secteur de l’investissement, pas moins de 25 événements majeurs ont secoué les marchés – soit environ un tous les 18 mois. Faut-il se réjouir quand les choses vont mal ? Évidemment, non. En revanche, il est utile de garder à l’esprit que la baisse des cours boursiers découlant de ces événements peut générer des opportunités d’investissement. Et surtout, que l’horizon finit toujours par se dégager.

En dépit des conflits et des crises, les marchés actions internationaux ont progressé ces dernières décennies

Les résultats passés ne préjugent pas des résultats futurs.

Sources : Capital Group, MSCI. Base 100 au 31 décembre 2000, d’après le rendement total cumulé en USD de l’indice MSCI All Country World. Données mensuelles du 31 janvier 2001 au 31 mars 2026. 

Même si cela peut paraître déroutant dans le contexte mondial actuel, et même si je suis plus prudent qu’il y a un an, je suis raisonnablement optimiste concernant les marchés actions internationaux. En partant du principe que le conflit en Iran prendra fin sous peu, les cours pétroliers devraient commencer à repartir à la baisse, ce qui fera sans doute diminuer les taux d’intérêt. Ces facteurs devraient alors favoriser un rebond de la croissance économique mondiale et soutenir les marchés actions internationaux. Bien sûr, tout le monde, y compris moi, espère une résolution rapide de ce conflit. Et c’est ce qui a de fortes chances de se produire.

 

Le comportement du marché actions américain semble d’ailleurs confirmer mon analyse : en dépit de la flambée des cours pétroliers depuis le début de la guerre contre l’Iran, l’indice S&P 500 a atteint un nouveau record. Même si cela pourrait changer, pour l’heure, le marché boursier anticipe une fin rapide des hostilités. La tendance observée dans les contrats futures sur le pétrole renvoie le même message : les prix pourraient retomber autour de 73 USD le baril d’ici fin 2026, le niveau auquel ils se situaient avant le début des frappes sur l’Iran, le 28 février.

Malgré la flambée des cours pétroliers, le marché actions américain atteint de nouveaux records

Un graphique en courbe illustre l’évolution de l’indice S&P 500 et du prix du pétrole brut WTI de janvier à mars 2026. Fin février, au début de la guerre contre l’Iran, l’indice S&P 500 a reculé alors que les cours pétroliers flambaient, puis il a rebondi en mars tandis que les cours pétroliers refluaient dans le contexte des pourparlers de paix.

Sources : Capital Group, LSEG Refinitiv, S&P Global. Cours pétroliers : prix au comptant du West Texas Intermediate (WTI). Au 16 avril 2026.

Comment investir judicieusement après la fin du conflit ?

 

Dans l’attente d’une issue favorable aux pourparlers de paix, il me paraît pertinent d’identifier dès maintenant les opportunités d’investissement à saisir quand le monde sera en train de tourner la page du conflit en Iran. En l’occurrence, les actions des marchés émergents et des marchés développés (hors États-Unis), qui étaient déjà très attrayantes avant le début de la guerre, présentent des valorisations toujours intéressantes par rapport à celles des actions américaines.

 

En effet, malgré leur progression significative en 2025, les actions non américaines continuent d’afficher un PER très inférieur à celui des actions de l’indice S&P 500. Les marchés actions émergents par exemple, se négocient actuellement avec une décote d’environ 40 %. D’après mon analyse, il existe donc de réelles opportunités en dehors du marché américain. Et dans la plupart des cas, elles concernent des sociétés qui sont leaders mondiaux dans leur secteur, comme le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca, le spécialiste chinois des jeux vidéo Tencent ou encore le fabricant de semi-conducteurs Taiwan Semiconductor Manufacturing Company.

 

Il me paraît en outre utile de rappeler qu’à une époque pas si lointaine, les actions américaines et les actions non américaines se relayaient périodiquement à la tête du classement des performances. Si cette alternance s’est interrompue un temps, il y a de fortes chances qu’elle recommence.

 

Le secteur énergétique est voué à progresser

 

Je suis confiant à l’égard du secteur de l’énergie, qui a pourtant été longtemps délaissé par les investisseurs. Les compagnies pétrolières, à l’instar d’Exxon, de Royal Dutch Shell et de TotalEnergies, sont en effet portées par l’augmentation des prix du pétrole depuis le début du conflit en Iran, et restent aussi attrayantes à plus long terme.

 

Outre l’évolution récente des cours du pétrole, la stratégie de ce secteur a évolué ces dernières années : les entreprises misent moins sur la quête de nouveaux champs pétroliers à forer, et cherchent davantage à conserver une assise financière solide et à investir de manière stratégique, en plus d’être très attentives à leur politique de dividendes. Je resterai donc exposé à ce secteur, y compris quand le conflit au Moyen-Orient sera terminé, en raison des attributs positifs – notamment des dividendes très généreux – qu’il offre aux actionnaires de long terme.

 

Je m’efforce aussi de faire la part des choses dans le thème de l’intelligence artificielle, en recherchant des sociétés injustement malmenées par les craintes que des applications d’IA faciles d’utilisation puissent impacter leur activité. C’est notamment le cas de grands éditeurs de logiciels, comme SAP en Allemagne, mais aussi des spécialistes des voyages, dont Trip.com en Chine et Amadeus IT Group en Espagne. D’après moi, ces entreprises sont susceptibles d’intégrer l’IA et dans faciliter l’usage, ce qui éclaircit considérablement leurs perspectives.

 

La volatilité, un atout pour les investisseurs

 

Tous les thèmes d’investissement que j’ai abordés ici ont été délaissés à un moment ou à un autre par les investisseurs en raison d’épisodes de volatilité. C’est là un phénomène inévitable. Mais l’instabilité et l’incertitude constituent un terrain fertile d’opportunités pour ceux qui mettent l’accent sur le niveau des valorisations et qui appliquent un horizon d’investissement de long terme, lequel leur permet d’attendre qu’une position finisse par remonter.

 

Et comme on a pu l’observer au fil des époques, qui ont été jalonnées de périodes de doute et de volatilité, l’incertitude a toujours fait partie intégrante du paysage d’investissement.

Steve Watson est gérant de portefeuille actions chez Capital Group et possède 38 ans d’expérience dans le secteur de l’investissement. Il est titulaire d’un MBA et d’un master d’études françaises de New York University, ainsi que d’une licence d’University of Massachusetts.

Les résultats passés ne préjugent pas des résultats futurs. Il est impossible d’investir directement dans les indices, qui ne sont pas gérés. La valeur des investissements et le revenu qu’ils génèrent ne sont pas constants dans le temps, et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer l’intégralité de leur mise initiale. Les informations fournies dans le présent document ne constituent pas une offre de conseil en investissement, en fiscalité ou autre, ni une sollicitation à l’achat ou à la vente de titres.
 
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