En dépit de la vague de doute alimentée ces derniers mois par les médias et des signes de fin imminente du cycle de crédit, la dette non cotée continue d’afficher un potentiel solide à long terme.
Trois phénomènes connexes largement relayés dans la presse ont alarmé les investisseurs au-delà du raisonnable :
- la survenue d’incidents de crédit isolés qui ont été interprétés comme les signes précurseurs d’une augmentation généralisée des défauts ;
- un regain d’inquiétudes au sujet de l’exposition au secteur des logiciels, en particulier face à l’impact potentiel de l’IA sur les modèles économiques ; et
- des craintes liées à la mécanique des flux et de la liquidité des fonds de dette privée, avec notamment le plafonnement des rachats.
La conjonction de ces phénomènes, en attisant les craintes des investisseurs de manière excessive par rapport au niveau des fondamentaux, pénalise aujourd’hui l’intégralité du segment du crédit privé.
Dans cet article, nous portons notre regard au-delà du bruit médiatique pour évaluer quelles informations sont justifiées ou exagérées. Nous réfléchissons également à la manière dont une approche prudente consistant à inclure de la dette privée au sein d’un portefeuille élargi d’obligations d’entreprise peut offrir une diversification utile et constituer une proposition d’investissement robuste dans l’environnement de marché actuel, mais aussi sur le long terme.