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Perspectives d’investissement de Capital Group

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Obligations
Le rôle des obligations dans un portefeuille diversifié
Flavio Carpenzano
Directeur des investissements
CE QU’IL FAUT RETENIR
  • Les obligations peuvent répondre à différents besoins d’investissement et niveaux de tolérance au risque.
  • Compte tenu de leur capacité à procurer un revenu tout en offrant une protection contre les baisses, les obligations investment grade peuvent servir d’allocation stratégique dite de « cœur de portefeuille » (ou « core »).
  • La volatilité boursière, la normalisation des politiques monétaires et les risques géopolitiques accrus incitent à adopter une approche d’investissement à la fois flexible et active.

Introduction


Dans le contexte actuel d’inflation, de remontée des taux directeurs des banques centrales et de résultats d’investissement relativement peu attrayants, il n’y a rien d’étonnant à ce que les obligations aient perdu les faveurs de nombreux investisseurs. Le moment est donc tout à fait opportun de réexaminer les raisons pour lesquelles l’univers obligataire reste incontournable.


Lorsque l’incertitude règne et que les marchés sont plus volatils, il est important de prendre le temps de réfléchir au rôle fondamental de l’obligataire et à son impact global au sein d’un portefeuille. À la différence de l’investissement en actions, dont l’objectif est l’appréciation du capital, l’allocation obligataire joue quatre rôles dans un portefeuille : préservation du capital, génération de revenu, protection contre l’inflation et diversification par rapport aux actions. Lorsque l’on investit en obligations, il faut plutôt se préoccuper du remboursement du capital que de sa rentabilité.


Il est vrai que les opportunités d’investissement se raréfient lorsque les taux sont bas. Mais l’obligataire étant de loin le plus vaste marché de valeurs mobilières au monde, avec une taille et un nombre d’émetteurs qui ont explosé ces dernières années, les opportunités d’investissement sont en réalité innombrables.


Évolution des grands indices obligataires

Données au 31 décembre 2021. Date de lancement des indices cotés : le 31 juillet 2001 (le 31 juillet 2002 pour l’indice des obligations des marchés émergents libellées en devise forte et le 31 janvier 2006 pour les obligations des marchés émergents libellées en devise locale). Emprunts d’État : Bloomberg Global Aggregate Treasuries. Obligations d’entreprise investment grade : Bloomberg Global Aggregate Corporate. Obligations high yield : Bloomberg Global High Yield. Obligations indexées sur l’inflation : Bloomberg Global Inflation Linked Total Return Index. Obligations des marchés émergents en devise forte : JPMorgan EMBI Global Diversified Total Return Index. Obligations des marchés émergents en devise locale : JPMorgan GBI-EM Global Diversified Total Return Index. Obligations titrisées : Bloomberg Global Aggregate Securitized. Sources : Bloomberg, JPMorgan.

Comme indiqué ci-dessus, les obligations jouent quatre grands rôles :


1. Préservation du capital


2. Diversification par rapport aux actions


3. Revenu


4. Protection contre l’inflation


Des atouts propres à chaque classe d’actifs obligataire

À titre indicatif uniquement. Les investisseurs ne peuvent pas effectuer de placements directement dans un indice.
Données au 9 février 2022. IG : investment grade. HY : high yield. ME : marchés émergents. Obligations high yield/émergentes : 50 % d’obligations high yield américaines et 50 % d’obligations des marchés émergents en devise forte. TIPS : bons du Trésor américain indexés sur l’inflation. Les données de diversification sont basées sur la duration de la classe d’actifs. Les données de protection contre l’inflation sont basées sur la corrélation entre les classes d’actifs et les TIPS. Les données de revenu sont basées sur le rendement nominal de chaque classe d’actifs, et les données de préservation du capital sont basées sur la volatilité des classes d’actifs sur une période de 5 ans. Les données ont été remises à l’échelle et classées par percentile. Indices (de gauche à droite) : Bloomberg Global Aggregate Treasuries Total Return Index, Bloomberg Global Aggregate Corporate Total Return Index, Bloomberg US Corporate High Yield 2% Issuer Capped Total Return Index, JPMorgan EMBI Global Total Return Index and Bloomberg US Treasury Inflation Notes Total Return Index. Source : BlackRock Aladdin.

Les différents types d’obligations sont conçus pour répondre à différents besoins d’investissement. Par exemple, par rapport à d’autres classes d’actifs, les emprunts d’État peuvent – en raison de leur courbe des taux généralement plus pentue et de leurs échéances plus éloignées – offrir une protection efficace contre le risque « actions » d’un portefeuille. Pour leur part, les obligations high yield et celles émises sur les marchés émergents sont plus adaptées pour générer des revenus étant donné leur rendement nominal supérieur.


1. Les emprunts d’État de qualité offrent une protection contre les risques extrêmes et potentiellement, contre les baisses


De manière générale, les investisseurs ont recours à l’obligataire pour se prémunir contre toute correction des marchés actions. Mais face à l’augmentation récente de la corrélation entre les actions et les obligations, certains investisseurs s’interrogent sur le rôle des obligations dans leur portefeuille. Il est vrai que la corrélation fluctue et qu’il lui arrive d’être positive. Cela dit, sur le long terme, les actions et les emprunts d’État de qualité ont le plus souvent affiché une corrélation négative. C’est pourquoi il peut être judicieux, en guise de protection contre le risque baissier, de renforcer l’allocation en titres obligataires au sein d’un portefeuille.


De manière générale, les risques extrêmes étant difficilement prévisibles, un portefeuille diversifié peut offrir une protection utile. Durant les épisodes de forte correction des actions, les emprunts d’État de qualité, en particulier d’échéances éloignées, ont continué d’offrir une protection réelle contre les pertes, y compris lorsqu’ils étaient assortis de taux faibles, voire négatifs, comme ceux actuellement observés en Europe.


Les obligations de qualité ont démontré leur résilience quand les actions ont été chahutées

Les résultats passés ne préjugent pas des résultats futurs.
Données au 31 décembre 2021. Photo de gauche : résultats cumulés. Indices (de gauche à droite) : EURO STOXX Index, S&P 500 Total Return Index, Bloomberg Euro Treasury Germany 20+Yr Total Return Index, Bloomberg US Treasury 20+Yr Total Return Index en devise locale. Crise financière mondiale : 9 octobre 2007 – 9 mars 2009. Krach éclair : 24 avril 2010 – 2 juillet 2010. Dégradation de la note de la dette américaine : 2 mai 2011 – 3 octobre 2011. Chute des cours pétroliers : 4 novembre 2015 – 11 février 2016. Correction mondiale : 21 septembre 2018 – 24 décembre 2018. Crise sanitaire : 20 février 2020 – 23 mars 2020. Source : Bloomberg.

Le contexte actuel est caractérisé par une inflation élevée et des politiques monétaires majoritairement accommodantes. Face à une hausse programmée des taux d’intérêt, les emprunts d’État de qualité ont tendance à sous-performer, tandis que leurs taux augmentent : ce mouvement est plus marqué sur la partie courte de la courbe (jusqu’à 10 ans) que sur la partie longue (10 ans et plus). En effet, l’objectif des hausses de taux est de contenir la demande excédentaire et de juguler l’inflation, ce qui contribue à limiter les anticipations d’inflation. Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre article sur l’investissement obligataire dans un contexte de hausse des taux d’intérêt.


Contrairement à d’autres investisseurs, qui s’efforcent de trouver des alternatives pour se prémunir contre les risques extrêmes, nous considérons que les emprunts d’État de qualité sont plus liquides, plus simples et plus efficaces que d’autres stratégies de type « options-based » ou « long-short equity ».


 


Avant d’investir, il convient de tenir compte des facteurs de risque suivants :

  • Le présent document n’a pas vocation à fournir un conseil d’investissement, ni à être considéré comme une recommandation personnalisée.
  • La valeur des investissements et le revenu qu’ils génèrent ne sont pas constants dans le temps, et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer l’intégralité de leur mise initiale.
  • Les résultats passés ne préjugent pas des résultats futurs.
  • Si la devise dans laquelle vous investissez s’apprécie face à celle dans laquelle les investissements sous-jacents du fonds sont réalisés, alors la valeur de votre placement baissera. La couverture du risque de change vise à limiter ce phénomène, mais rien ne permet de garantir qu’elle sera totalement efficace.
  • Les risques varient selon la stratégie et peuvent être associés à l’investissement dans les actifs obligataires, les marchés émergents et/ou les titres à haut rendement (high yield). Les marchés émergents sont volatils et peuvent pâtir de problèmes de liquidité.


Flavio Carpenzano est directeur des investissements chez Capital Group. Il possède 16 ans d’expérience en matière d’investissement et a rejoint Capital Group en 2021. Il est titulaire d’un master de finance et économie de l’université Bocconi (Milan). Flavio est basé à Londres.


 

Les résultats passés ne présagent pas des résultats futurs. La valeur des investissements et le revenu qu’ils génèrent ne sont pas constants dans le temps, et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer l’intégralité de leur mise initiale. Les informations fournies dans le présent document ne constituent pas une offre de conseil en investissement, en fiscalité ou autre, ni une sollicitation à l’achat ou à la vente de titres.

Les déclarations attribuées à un individu représentent les opinions de ce dernier à la date de leur publication, et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de Capital Group ou de ses filiales. Sauf mention contraire, toutes les informations s’entendent à la date indiquée. Certaines données ayant été obtenues de tiers, leur fiabilité n’est pas garantie.