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Marchés émergents
Investir sur les marchés émergents : dix tendances d’avenir
Valeria Vine
Directrice des investissements
Ce qu’il faut retenir
  • Les grandes tendances comme le rattrapage de la demande de voyages, la croissance des plateformes digitales et l’essor des technologies mobiles contribuent à améliorer les perspectives des marchés émergents.
  • Les économies émergentes recèlent des opportunités d’investissement parmi les sociétés qui portent l’innovation et celles qui répondent à une demande insatisfaite dans le segment de la consommation.
  • Les marchés dits « frontières », qui n’ont quasiment pas subi de récession en 2020, offrent un éventail d’opportunités supplémentaire aux investisseurs, en particulier dans l’univers obligataire.

Les marchés émergents sont volatils et peuvent pâtir de problèmes de liquidité, ce qui peut être une source de risque selon la stratégie d’investissement choisie.


Un univers qui s’est transformé ces dernières décennies


Les marchés émergents d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ce qu’ils étaient dans les années 1990. Les tensions inflationnistes domestiques qui étaient jadis leur point faible se sont progressivement apaisées : l’inflation moyenne est passée de 78 % en 1990 à 5  % en 2020. La dette publique a augmenté d’environ 45 % du PIB en 1990 à 63 % en 2020, mais elle paraît soutenable par rapport à celle qui pèse sur les pays développés (plus de 120 % du PIB en 2020). En parallèle, les  marchés émergents ont vu leur balance courante cumulée passer de déficitaire à excédentaire. Contrairement aux années 1990, une époque durant laquelle  plusieurs économies émergentes s’étaient retrouvées en crise, les réserves de change sont aujourd’hui plus abondantes et les régimes de change fixe par rapport à une devise sont devenus rares, ce qui permet aux pays émergents de disposer ainsi d’une plus grande souplesse pour surmonter les crises1.


En plus d’adopter des politiques budgétaires et monétaires moins conventionnelles, bon nombre de pays émergents sont également devenus plus dynamiques, moins cycliques et plus compétitifs dans le domaine de l’économie du savoir. Aujourd’hui, une multitude de sociétés issues des marchés émergents innovent et rivalisent à l’échelle mondiale sur le terrain des composants technologiques (les fameux semi-conducteurs de TSMC), de l’électronique, des paiements numériques, du commerce électronique, de la biopharmaceutique, des jeux vidéos ou encore des réseaux sociaux.


La dette des marchés émergents a elle aussi évolué, passant d’une classe d’actifs très risquée émise principalement sous forme d’emprunts d’État latino-américains libellés en dollar US, à un univers beaucoup plus diversifié et de meilleure qualité, comprenant désormais des obligations d’entreprise émises partout dans le monde et libellées aussi bien en devise locale qu’en dollar US. « Aujourd’hui plus larges et plus profonds, les marchés de la dette émergente donnent une plus grande liberté aux gérants, qui peuvent ainsi positionner leurs portefeuilles conformément à leurs opinions top-down, puisque la plupart de ces sous-classes d’actifs possèdent leur propre profil de rendement/risque », explique Luis Freitas de Oliveira, gérant de portefeuille obligataire chez Capital Group.


Plus de 50 % des titres composant l’indice en dollar relèvent actuellement de la catégorie investment grade, et ce malgré la dégradation récente de la note de différents titres obligataires et l’ajout de marchés dits « frontières » qui émettent de la dette en dollar US dans des volumes importants. Soulignons que durant près de 90 % de leur existence, 70 % des titres composant l’indice en devise locale ont été noté investment grade. Cet indice affiche actuellement une note moyenne de BBB2.


Voici dix thèmes capables selon nous d’engendrer une multiplication des opportunités sur les marchés émergents ces dix prochaines années.


1. La classe moyenne des pays émergents stimule la demande de voyages aériens


Avant la crise sanitaire, environ 150 millions de ressortissants asiatiques voyageaient chaque année pour la première fois. Ces 20 prochaines années, l’Asie devrait être à l’origine de près de 50 % de l’augmentation du trafic aérien3 en raison de l’essor rapide de sa classe moyenne.


L'impossibilité de voyager depuis le début de la pandémie ne fait que renforcer l’envie d’évasion, et la demande latente est forte. La situation de la Chine, qui est parvenue à maîtriser en grande partie la propagation du coronavirus, illustre bien cette réalité puisque les vols intérieurs avaient quasiment retrouvé leurs niveaux d’avant-crise à la fin de l’année 2020. Cela dit, le rebond récent des contaminations s’est traduit par la réintroduction de certaines restrictions de déplacement.


 


1. Source : FMI, Perspectives de l’économie mondiale (avril 2021).


2. Au 28 avril 2021. Indice dette en devise locale : JPMorgan GBI-EM Global Diversified. Indice dette en dollar US : JPMorgan EMBI Global. Source : JPMorgan.


3. Source : perspectives du marché de l’aviation commerciale en 2020-2039, Boeing.


 


Avant d’investir, il convient de tenir compte des facteurs de risque suivants

  • Le présent document n’a pas vocation à fournir un conseil d’investissement, ni à être considéré comme une recommandation personnalisée.
  • La valeur des placements et le revenu qu’ils génèrent peuvent fluctuer à la hausse comme à la baisse et vous pourriez perdre une partie ou la totalité de votre placement initial.
  • Les résultats passés ne préjugent pas des résultats futurs.
  • Si la devise dans laquelle vous investissez s’apprécie face à celle dans laquelle les investissements sous-jacents du fonds sont réalisés, alors la valeur de votre placement baissera. La couverture du risque de change vise à limiter ce phénomène, mais il n’y a aucune garantie que cette couverture sera totalement efficace.
  • Les risques varient selon la stratégie et peuvent être associés aux placements dans des titres à revenu fixe, produits dérivés, des titres de marchés émergents et/ou aux titres à haut rendement (high yield). Les marchés émergents sont volatils et peuvent pâtir de problèmes de liquidité.


Valeria Vine est directrice des investissements chez Capital Group. Elle possède 12 ans d’expérience dans le secteur de l’investissement et a rejoint Capital Group il y a 5 ans, après avoir travaillé comme conseillère senior chez FactSet et conseillère en gestion chez Ernst & Young. Elle est titulaire d’un master de banque et finance internationale de Cass Business School, d’une licence d’économie de l’université de Nottingham et de la certification Chartered Financial Analyst® (CFA). Valeria est basée à Londres. 


 

Les résultats passés ne présagent pas des résultats futurs. La valeur des investissements et le revenu qu’ils génèrent ne sont pas constants dans le temps, et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer l’intégralité de leur mise initiale. Les informations fournies dans le présent document ne constituent pas une offre de conseil en investissement, en fiscalité ou autre, ni une sollicitation à l’achat ou à la vente de titres.

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