Planification et productivité
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- Des fonds négociés en bourse (FNB) actifs comportant des frais concurrentiels peuvent concilier rigueur en matière de coûts et gestion des risques.
- Les rendements ajustés au risque l’emportent sur la simple réduction des coûts de placement.
- Les FNB actifs permettent de gérer proactivement les risques de concentration et de baisse.
Réservé à l’usage exclusif des conseillers financiers. Non destiné aux investisseurs.
Depuis des décennies, les investisseurs voient l’élaboration de portefeuille sous deux angles, soit la gestion passive pour obtenir un meilleur rapport coût-efficacité, soit la gestion active pour générer un rendement potentiel supérieur. Or, cette vision binaire tend à disparaître.
En effet, l’expérience sur le terrain révèle qu’un portefeuille axé sur des FNB actifs à frais concurrentiels peut constituer une solution plus équilibrée en procurant aux investisseurs de meilleurs rendements ajustés au risque tout en leur permettant de respecter un budget clairement défini en ce qui concerne les frais.
Au cœur de cette approche se trouve un concept très simple : les frais sont importants, tout comme la gestion du risque. Les FNB actifs à frais concurrentiels s’articulent autour de ce principe, alliant les avantages structurels des FNB au jugement de gestionnaires de portefeuille chevronnés.
Le coût est une contrainte, pas un objectif
L’argument de longue date en faveur de la gestion passive est simple : des frais moindres permettent de bénéficier d’une plus grande part du rendement brut, ce qui peut avoir un effet cumulatif considérable au fil du temps. Bien que valable, cette logique repose sur un seul élément, à savoir les frais, qui ne représentent pourtant qu’une partie de l’équation. En effet, le ratio de frais le plus bas importe certes, mais le rendement net par unité de risque compte également.
Les FNB actifs à frais concurrentiels remettent en question l’idée selon laquelle les investisseurs doivent choisir entre rigueur en matière de coûts et gestion active. Or, de nombreux FNB actifs affichent désormais des frais plus près de ceux des stratégies passives que des fonds communs traditionnels, ce qui en fait des composantes de base viables plutôt que des solutions secondaires.
« En structurant leur portefeuille autour de ces placements, les investisseurs peuvent continuer à limiter les frais tout en bénéficiant d’une plus grande souplesse là où cela compte le plus », explique Eric Dzuba, conseiller en portefeuille principal.
Le risque n’est pas statique; les portefeuilles ne devraient pas l’être non plus
Les indices traditionnels pondérés en fonction de la capitalisation boursière intègrent des risques souvent invisibles lorsque les marchés évoluent à la hausse. Le risque de concentration, les écarts de style et une exposition involontaire à certains facteurs peuvent s’accumuler discrètement au sein d’un portefeuille de base passif.
« Lorsque les marchés subissent une correction, ces risques peuvent se manifester simultanément », souligne M. Dzuba.
Les FNB actifs offrent la possibilité de gérer le risque de façon dynamique. Les gestionnaires de portefeuille peuvent réduire les positions trop concentrées, déplacer les capitaux lorsque les fondamentaux se détériorent ou mettre davantage l’accent sur la qualité et la solidité des bilans durant les périodes de tension. Fait à noter, ils n’ont pas à jouer audacieusement aux devinettes avec le marché. En prenant leurs décisions au fur et à mesure tout en tenant compte du risque, ils peuvent améliorer les résultats quand les marchés piquent du nez, ce qui constitue un facteur déterminant pour accroître les rendements ajustés au risque.
« En évitant les résultats baissiers prononcés, on peut plus facilement renflouer les coffres, ce qui permet au rendement composé d’agir plus efficacement sur un cycle de marché complet », ajoute-t-il.
Évolution du noyau d’un portefeuille
Par le passé, les stratégies actives jouaient un rôle secondaire en raison de leurs frais plus élevés. L’arrivée des FNB a changé la donne, faisant des FNB actifs non seulement des compléments, mais aussi des éléments fondamentaux d’un portefeuille. Lorsqu’ils forment le noyau d’un portefeuille, les FNB actifs peuvent assurer une plus large exposition aux marchés tout en offrant un niveau de gestion du risque que l’on ne retrouve pas dans les stratégies passives.
On craint souvent que le recours à la gestion active, même à moindre coût, fasse inévitablement grimper les frais. Or, en pratique, c’est tout le contraire qui se produit, en particulier lorsque les portefeuilles sont conçus de manière réfléchie.
En fait, en remplaçant des fonds communs ou des FNB factoriels comportant des frais plus élevés par des FNB actifs à moindre coût, on peut diminuer l’ensemble des frais tout en améliorant la composition du portefeuille. De plus, l’utilisation de FNB actifs comme noyau du portefeuille peut réduire le besoin de multiples stratégies secondaires qui se chevauchent, ce qui simplifie le portefeuille et permet de limiter les coûts totaux.
« L’objectif n’est pas d’éliminer les frais, mais de les répartir efficacement, c’est-à-dire payer pour l’expertise là où elle a le plus de chances d’améliorer les résultats et éviter toute complexité inutile ailleurs. »
Compromis potentiellement plus avantageux pour les investisseurs à long terme
Le rendement ajusté au risque repose en fin de compte sur des compromis. Les stratégies passives optimisent les coûts, mais elles sont exposées à l’ensemble des risques liés à l’indice, qu’ils soient favorables ou non. Pour leur part, les stratégies actives à frais élevés peuvent offrir davantage de souplesse, mais elles peinent souvent à justifier leurs coûts à long terme.
Les FNB actifs à frais concurrentiels, qui constituent une solution pragmatique, se situent entre les deux. Ils s’inscrivent dans une approche qui reconnaît l’importance des frais. Ils tiennent compte du fait que les marchés ne sont pas parfaitement efficients et que le risque peut être géré de manière plus réfléchie que ce que permettent les indices. Au cours de cycles de marché complets, cet équilibre peut se traduire par des rendements plus stables et une volatilité moindre. Les investisseurs peuvent ainsi obtenir de meilleurs résultats sans dépasser leur budget de frais.
L’élaboration d’un portefeuille axé sur des FNB actifs à faible coût ne consiste pas à rechercher l’alpha ni à renoncer aux principes de la gestion passive. Il s’agit plutôt de faire évoluer la composition du portefeuille pour qu’elle reflète les réalités actuelles : marchés concentrés, surveillance accrue des frais et importance grandissante des résultats ajustés au risque.
« Pour les investisseurs visant la réussite à long terme, cette approche constitue une proposition convaincante : maîtrise des coûts là où elle est essentielle, jugement actif là où il compte vraiment et portefeuille mieux aligné sur les réalités du risque et du rendement. »