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Le ciel s’éclaircit pour les obligations d’entreprise, mais la prudence reste de mise
Flavio Carpenzano
Directeur des investissements
Peter Becker
Directeur des investissements

La première partie de l’année 2022 a été éprouvante pour les obligations d’entreprise investment grade, qui ont reculé de 16,1 % depuis janvier1. Alors que sur les marchés développés, l’inflation atteint des sommets inégalés depuis plusieurs dizaines d’années, les grandes banques centrales musclent leur intervention : elles retirent progressivement leurs mesures de soutien et relèvent leurs taux d’intérêt. Résultat ? Les investisseurs se sont délestés en masse de leurs obligations sensibles aux taux d’intérêt, dont font partie les obligations d’entreprise investment grade. Cet environnement macroéconomique volatile résulte aussi en partie du conflit Russie/Ukraine. L’aspect positif de cette correction marquée, c’est que les investisseurs bénéficient désormais d’un point d’entrée bien plus attractif sur le marché des titres investment grade.


Des valorisations plus attrayantes pourraient constituer un bon point d’entrée pour les investisseurs

Spreads et rendements du marché mondial des obligations investment grade

Données au 15 juin 2022. Indice : Bloomberg Global Aggregate Corporate Bond. Yield-to-worst : rendement le plus faible pouvant être perçu sur une obligation sur une période donnée sans que son émetteur aille jusqu’au défaut de paiement. Option-adjusted spread (OAS) : écart de rémunération corrigé des effets de la clause de remboursement anticipé. Source : Bloomberg.

Par ailleurs, d’un point de vue fondamental, les entreprises restent globalement en bonne santé, avec des chiffres d’affaires et des marges bénéficiaires solides malgré l’inflation élevée et la croissance ralentie.


Les rendements ont atteint des plus hauts inédits depuis plus de 10 ans – en raison de la hausse des taux d’intérêt plutôt que des spreads – et peuvent donc permettre aux investisseurs de générer davantage de revenus. Et même si les cours restent volatiles, ces revenus supérieurs peuvent, à terme, offrir à leur tour une meilleure contribution aux rendements totaux.


Par ailleurs, le rendement des obligations semble, sur le long terme, offrir un bon aperçu de leur rendement total potentiel. Si l’on en croit les données passées, les niveaux de rendement actuels laissent donc espérer des rendements totaux supérieurs ces prochaines années. Le graphique ci-après offre en effet une comparaison des résultats moyens à 2 ans et 5 ans par rapport au yield-to-worst de départ. Le rendement total d’une obligation est donc fonction de l’évolution de son prix et des intérêts versés. Or, plus le rendement de départ est élevé, plus il est protégé par la hausse des taux d’intérêt.


Par le passé, le niveau élevé des yields-to-worst de départ a offert un tremplin aux résultats

Résultat moyen à terme aux rendements récents (%)

Rendements au 15 juin 2022. Résultats au 31 mai 2022 et en USD. Les données remontent à 2000 pour tous les secteurs, hormis les marchés émergents (2003). Sur la base des résultats mensuels moyens de chaque secteur dans un contexte de yield-to-worst situé à +/- 0,30 %. Indices (de gauche à droite) : Bloomberg Global Aggregate Corporate Index, Bloomberg Global High Yield Index, et un indice mixte 50 % JPMorgan EMBI Global Diversified Index / 50 % JPMorgan GBI-EM Global Diversified Index. High yield : obligations de moindre qualité notées BB ou moins. Sources : Capital Group, Bloomberg, JPMorgan.

L’environnement macroéconomique demeurant toutefois très volatil, un positionnement défensif et prudent, réalisé au travers d’une sélection soigneuse des entreprises et des secteurs, s’impose donc.


1. Au 15 juin 2022, en USD. Indice : Bloomberg Global Aggregate Corporate. Investment grade : obligations de qualité supérieure notées BBB et plus. Sources : Barclays, Bloomberg.


 



Flavio Carpenzano est directeur des investissements chez Capital Group. Il possède 16 ans d’expérience en matière d’investissement et a rejoint Capital Group en 2021. Il est titulaire d’un master de finance et économie de l’université Bocconi (Milan). Flavio est basé à Londres.

Peter Becker est directeur des investissements chez Capital Group. Il a 23 ans d'expérience dans le secteur et travaille pour Capital Group depuis un an. Avant de rejoindre Capital, Peter était directeur général de l'équipe de gestion des produits à revenu fixe chez Wellington Management. Avant cela, il était gestionnaire de portefeuille chez Aberdeen Asset Management. Il est titulaire d'une maîtrise de l'école de gestion d'Ingolstadt. Il est également titulaire du titre de Chartered Financial Analyst®. Peter est basé à Londres.


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