Capital IdeasTM

Perspectives d’investissement de Capital Group

Categories
Réserve fédérale
Changement de ton de la Fed : quelles conséquences pour les taux d’intérêt, l’inflation et l’économie ?
Tim Ng
Gérante de portefeuille obligataire
Ritchie Tuazon
Gérant de portefeuille obligataire
Darrell Spence
Économiste

Le 15 décembre 2021, la Réserve fédérale américaine a annoncé son intention d’avancer son calendrier de resserrement monétaire (le fameux « tapering »). Le rythme de réduction de ses achats d’obligations sera donc deux fois plus rapide que ce qu’elle avait annoncé en novembre, et devrait donc prendre fin d’ici mars 2022. Dès lors, la voie sera libre pour qu’elle commence à relever ses taux directeurs. D’après les dernières projections médianes du Federal Open Market Committee (FOMC), trois hausses de taux pourraient avoir lieu en 2022, suivie de trois autres en 2023.


Darrell Spence, économiste, et Ritchie Tuazon et Tim Ng, gérants de portefeuille obligataire chez Capital Group, partagent leurs réflexions et leurs perspectives pour l’année à venir.


1. Il faut se préparer à une remontée des taux en 2022


Ritchie Tuazon et Tim Ng


En accélérant son processus de « tapering », la Fed laisse surtout entendre qu’elle envisage d’autres hausses des taux en 2022. Face à ce changement de ton déconcertant pour les marchés, il est important de replacer les choses dans leur contexte.


Si l’on en croit le graphique à points de la Fed, la majorité des membres du FOMC anticipent désormais trois hausses de taux en 2022. C’est un virage majeur par rapport à septembre 2021, où ils n’étaient que la moitié à prédire une seule hausse sur l’année. C’est également plus que le consensus du marché, qui table lui sur deux relèvements. Le président de la Fed, Jerome Powell, a par ailleurs indiqué que le comité entamerait prochainement des discussions en vue de réduire la taille du bilan de la Fed.


Notre scénario central est désormais le suivant : la Fed relèvera ses taux directeurs par trois fois en 2022. Malgré l’annonce de cette dernière, les actions et les bons du Trésor américain indexés sur l’inflation (TIPS) se sont bien comportés et la courbe des taux s’est pentifiée. Si les actifs risqués résistent et que les conditions de financement demeurent accommodantes, alors la Fed aura le feu vert pour lutter plus énergiquement contre l’inflation.


L’inflation élevée contribue à renforcer les anticipations de hausse des taux à court terme1


L’annonce du 15 décembre marque un tournant décisif pour Jerome Powell, qui a été nommé par Joe Biden pour un second mandat de quatre ans. Auparavant convaincu que l’inflation de ces derniers mois était « transitoire » et qu’elle se normaliserait d’elle-même,


il juge désormais qu’au vu des statistiques de novembre sur l’emploi (lesquelles comprenaient des révisions à la hausse des mois précédents) et sur les prix à la consommation (l’IPC, qui révélait une forte hausse de l’inflation), il est temps d’accélérer la réduction du programme d’achat d’obligations.


Jerome Powell a également souligné que malgré un taux d’activité encore « décevant » aux États-Unis, il est convaincu que l’économie continue de progresser rapidement vers le plein emploi. « Nous devons prendre des décisions, et l’inflation est bien supérieure à notre objectif. Il faut donc en tenir compte », a-t-il précisé.


La Fed semble considérer Omicron comme un tremplin pour l’inflation, sans pour autant paraître préoccupée par les risques que ce variant peut engendrer. Pour Jerome Powell, les populations apprennent à vivre avec le virus malgré des vagues de contamination récurrentes, laissant ainsi supposer que ses retombées économiques pourraient désormais être plus limitées.


1. Source : Réserve fédérale. Au 15 décembre 2021.


 


Avant d’investir, il convient de tenir compte des facteurs de risque suivants :

  • Le présent document n’a pas vocation à fournir un conseil d’investissement, ni à être considéré comme une recommandation personnalisée.
  • La valeur des investissements et le revenu qu’ils génèrent ne sont pas constants dans le temps, et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer l’intégralité de leur mise initiale.
  • Les résultats passés ne préjugent pas des résultats futurs.
  • Si la devise dans laquelle vous investissez s’apprécie face à celle dans laquelle les investissements sous-jacents du fonds sont réalisés, alors la valeur de votre placement baissera. La couverture du risque de change vise à limiter ce phénomène, mais rien ne permet de garantir qu’elle sera totalement efficace.
  • Les risques varient selon la stratégie et peuvent être associés à l’investissement dans les actifs obligataires, les marchés émergents et/ou les titres à haut rendement (high yield). Les marchés émergents sont volatils et peuvent pâtir de problèmes de liquidité.


Tim Ng est gérant de portefeuille obligataire et possède 15 ans d’expérience dans le secteur de l’investissement. Il est titulaire d’une licence en informatique (avec mention) de l’université de Waterloo en Ontario.

Ritchie Tuazon est gérant de portefeuille obligataire et possède 20 ans d’expérience dans le secteur de l’investissement. Il est titulaire d’un MBA du MIT, d’un master en administration des affaires publiques de Harvard et d’une licence de l’Université de Californie à Berkeley.

 

Darrell Spence est économiste et directeur de recherche. Il possède 28 ans d’expérience, cumulée intégralement au sein de Capital Group. Il est titulaire d’une licence en économie de l’Occidental College et de l’accréditation CFA.


 

Les résultats passés ne présagent pas des résultats futurs. La valeur des investissements et le revenu qu’ils génèrent ne sont pas constants dans le temps, et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer l’intégralité de leur mise initiale. Les informations fournies dans le présent document ne constituent pas une offre de conseil en investissement, en fiscalité ou autre, ni une sollicitation à l’achat ou à la vente de titres.

Les déclarations attribuées à un individu représentent les opinions de ce dernier à la date de leur publication, et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de Capital Group ou de ses filiales. Sauf mention contraire, toutes les informations s’entendent à la date indiquée. Certaines données ayant été obtenues de tiers, leur fiabilité n’est pas garantie.