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Perspectives d’investissement de Capital Group

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Comment naviguer sur les marchés pendant et après la crise sanitaire
Noriko Chen
Gérante de portefeuille actions
Abbe Shapiro
Spécialiste du service à la clientèle
Robert Lind
Économiste
Darrell Spence
Économiste
Ce qu’il faut retenir
  • Alors que le Covid-19 devrait continuer de circuler pendant un certain temps, il convient de rester attentifs aux opportunités à l’aide d’une approche au cas par cas
  • La politique macroéconomique sans précédent mise en place justifie un portefeuille équilibré
  • L’inflation pourrait s’accélérer au sortir de la crise sanitaire

Quelques-uns de nos gérants de portefeuille et économistes révèlent comment tirer le meilleur parti des marchés d’actions et d’obligations en 2021 et au-delà, et évoquent comment les événements de l’année dernière ont influencé l’évolution à long terme des perspectives des économies et des marchés


L’opinion d’une gérante de portefeuille : Noriko Che


Un tournant a été atteint et le processus de normalisation a commencé


Je suis optimiste concernant 2021, y compris pour ce qui concerne la pandémie. Partout dans le monde, les campagnes vaccinales progressent à un rythme impressionnant. Plusieurs vaccins ont été développés dans des délais très courts et sont en train de démontrer leur capacité à offrir un bon niveau de protection.  


Bien qu’ils s’avèrent légèrement moins efficaces face à certains variants, ils semblent l’être suffisamment pour empêcher les formes graves de la maladie et les décès. La plupart des fabricants avec lesquels nous sommes en contact estiment être en mesure d’élaborer des « boosters » pour faire face aux variants. Avec la progression du nombre de vaccinés, nous devrions mieux résister au Covid-19, ce qui permettra, au fil du temps, de limiter son impact sur l’économie. 


Je suis convaincue que nous avons atteint un tournant et que le processus de normalisation a commencé. Les marchés internationaux ont enregistré l’une des plus fortes corrections de leur histoire et montrent désormais des signes de redressement. Les efforts de relance coordonnés et les faibles taux d’intérêt ont joué un rôle catalyseur pour le redémarrage de l’activité économique, et les taux de croissance du PIB devraient rebondir cette année. Malgré quelques craintes de surchauffe des marchés, tant que la Réserve fédérale américaine conservera son ton accommodant et que les salaires n’augmenteront pas trop vite, je maintiendrai mon approche d’investissement actuelle.


Cela étant, je reste à l’affût de forts pics de volatilité dans l’univers des obligations, d’un nouvel aplatissement de la courbe des taux ou d’une remontée des taux plus rapide que prévu (à 3 %), qui seraient tous des signaux préoccupants. En revanche, je ne suis pas étonnée de la réaction récente des marchés, puisque certains d’entre eux intègrent déjà un scénario de reprise. 


Les valorisations importent toujours


Nos équipes internes se livrent actuellement à un débat animé sur les valorisations des actions. Les cours de certaines sociétés technologiques reflètent les bénéfices solides qu’elles ont enregistrés ces dernières années, de sorte que mes collègues et moi-même faisons preuve d’une grande sélectivité. J'ai aussi réduit l’exposition de mon portefeuille à celles qui s’échangent à un ratio valeur d’entreprise/chiffre d’affaires de 12 fois à horizon 2024. Je ne saurais dire à quel moment on est passé d’un ratio acceptable de 4-5 fois à 7 fois, et maintenant à 12 fois ! Pour moi, certains de ces multiples sont excessifs.


Il existe à mon sens une pléthore de sociétés attrayantes aux valorisations raisonnables, y compris dans le secteur technologique. On trouve encore quantité d’exemples dont le cours boursier reflète les bénéfices, et non les ventes. Et il est évident que certaines entreprises profiteront du phénomène de normalisation post-Covid, dans les secteurs de l’aéronautique, des croisières, des matières premières, de l’hôtellerie ou encore des réservations de voyages, dans lesquels nous continuons de renforcer nos positions. J’apprécie également les fabricants de biens de consommation essentiels, qui tireront eux aussi avantage de la normalisation de l’économie mondiale.


La renaissance des secteurs des technologies médicales et des biotechnologies


Tous les secteurs bénéficient des technologies et de l’innovation. La puissance de calcul a été une innovation majeure en ce sens qu’elle nous permet de traiter des volumes nettement supérieurs de données et d’informations. Avec l’analyse de données et le machine learning, nous pouvons accélérer de nombreux processus opérationnels. L’informatique en ligne (cloud computing) offre quant Noriko Chen Gérante actions capitalgroup.fr 3 à elle plus de flexibilité et d’agilité. Dans le secteur de la santé par exemple, le nombre de dépôts de brevets portant sur des thérapies a fortement augmenté. Le développement d’une thérapie coûte actuellement entre 1 et 2 milliards USD, ce qui constitue un véritable obstacle. Ce serait formidable si la capacité supplémentaire de traitement des données permettait de réduire sensiblement ce coût. Et avec les nouveaux outils de recherche comme le séquençage pour lire l’ADN d’une seule cellule, la découverte de médicaments serait accélérée et moins chère, tandis que le délai de mise en œuvre des essais cliniques serait raccourci. En fin de compte, ces laboratoires pourraient abaisser leurs prix de vente, tout en maintenant leurs marges. 


Avant d’investir, il convient de tenir compte des facteurs de risque suivants

  • Le présent document n’a pas vocation à fournir un conseil d’investissement, ni à être considéré comme une recommandation personnalisée.
  • La valeur des placements et le revenu qu'ils génèrent peuvent fluctuer à la hausse comme à la baisse et vous pourriez perdre une partie ou la totalité de votre placement initial.
  • Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs.
  • Si la devise dans laquelle vous investissez s’apprécie face à celle dans laquelle les investissements sous-jacents du fonds sont réalisés, alors la valeur de votre placement baissera.
  • Les risques varient selon la stratégie et peuvent être associés aux placements dans des titres à revenu fixe, produits dérivés, des titres de marchés émergents et/ou aux titres à haut rendement (high yield). Les marchés émergents sont volatils et peuvent pâtir de problèmes de liquidité.


Noriko Chen est gérante de portefeuille actions chez Capital Group. Elle est également membre du Management Committee. Noriko est titulaire d’une licence en économie du Williams College  et d’un diplôme du Japanese Language Bekka Program de la Keio University de Tokyo. Elle est basée à San Francisco.

Abbe G. Shapiro est spécialiste du service à la clientèle chez Capital Group. Elle a 36 ans d'expérience dans le secteur des investissements, tous au sein de Capital Group. Au début de sa carrière chez Capital, Abbe a travaillé dans le marketing régional au sein d'American Funds Distributors. Avant de rejoindre Capital, elle a travaillé à la Chambre des représentants des États-Unis. Elle est titulaire d'une licence en sciences politiques de l'Ohio State University. Abbe est basée à Los Angeles.

Robert Lind est économiste chez Capital Group. Il possède 33 ans d’expérience et a rejoint Capital Group il y a 4 ans. Il est titulaire d’une licence de philosophie, politique et économie de l’université d’Oxford. Robert est basé à Londres.

Darrell Spence est économiste et directeur de recherche. Il possède 28 ans d’expérience, cumulée intégralement au sein de Capital Group. Il est titulaire d’une licence en économie de l’Occidental College et de l’accréditation CFA.


 

Les résultats passés ne présagent pas des résultats futurs. La valeur des investissements et le revenu qu’ils génèrent ne sont pas constants dans le temps, et les investisseurs ne sont pas assurés de récupérer l’intégralité de leur mise initiale. Les informations fournies dans le présent document ne constituent pas une offre de conseil en investissement, en fiscalité ou autre, ni une sollicitation à l’achat ou à la vente de titres.

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