Perspectives semestrielles : le revirement de la Fed ravive le cycle économique | Capital Group Canada | Insights

Points de vue

POINTS DE VUE  |  JUillet 2019

Perspectives semestrielles : le revirement de la Fed ravive le cycle économique

Avec
Mike Gitlin, chef, titres à revenu fixe
Darrell Spence, économiste

Au milieu de l'année 2019, nos professionnels de placement discutent des perspectives de l'économie mondiale et des marchés financiers.


Principaux points à retenir

  • Un changement majeur de la politique monétaire des États-Unis a prolongé une expansion économique qui dure depuis longtemps.
  • Les actions internationales continuent de connaître un retard, malgré les occasions spécifiques aux entreprises qui abondent à l’étranger.
  • En raison du redressement des marchés obligataires, les investisseurs privilégiant les titres à revenu fixe devraient envisager de bonifier leur portefeuille.

 

L’indice S&P 500 étant à quelques points de passer en territoire baissier, la Réserve fédérale américaine est intervenue de manière opportune peu de temps après le jour de l’An en 2019. Effectuant un changement de cap marqué, les dirigeants de la Réserve fédérale ont clairement laissé entendre qu’ils ont mis en suspens leur plan de relever les taux d’intérêt cette année.

Cette décision, conjuguée aux signaux contradictoires concernant le progrès des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine, a fondamentalement transformé les perspectives des marchés financiers et de l’économie à l'échelle mondiale. Même si la conjoncture de placement s’était assombrie vers la fin de 2018, elle s’est considérablement améliorée au premier trimestre de cette année, et la progression des marchés a, de manière générale, bien tenu le coup depuis.

Six mois font toute la différence.

En cumul annuel à la mi-juin, la plupart des marchés ont dégagé de solides résultats positifs et semblent bien positionnés pour maintenir cette tendance grâce aux faibles taux d’intérêt et à la vigueur de l’économie américaine. Au premier trimestre, le PIB des États-Unis a inscrit une croissance surprenante de 3,1 %, soit le taux le plus élevé depuis 2015 pour un premier trimestre.

Ceci dit, il y a des raisons qui justifient la position de la Réserve fédérale et d’autres grandes banques centrales dans le monde de ne pas vouloir relever les taux d’intérêt pour le moment, et de peut-être même les réduire au cours des prochains mois. La croissance économique à l’étranger ralentit compte tenu de la détérioration du contexte commercial de l’Europe et de la Chine. L’imposition de droits de douane par de nombreux pays ainsi que les guerres commerciales qui se poursuivent font en sorte qu’il est difficile de prévoir avec certitude les perspectives mondiales.

« Le contexte évolue rapidement, et c’est pourquoi nous voyons un accroissement de la volatilité sur les marchés, et ce, presque quotidiennement, affirme Darrell Spence, économiste à Capital Group. Si l’on mettait de côté les différends commerciaux pendant un instant pour examiner les données fondamentales, on verrait une économie américaine qui semble plutôt bien soutenue et un ralentissement général de la croissance à l’étranger. Toutefois, rien n’annonce un repli marqué dans les mois à venir. »

Perspectives macroéconomiques : la faiblesse persistante des taux prolonge le cycle.

Comme Mark Twain aurait pu le présenter : les rumeurs entourant la fin des faibles taux d’intérêt ont été grandement exagérées. Malgré les quatre hausses de la Réserve fédérale l’an dernier, les taux à court terme sont demeurés faibles par rapport aux valeurs historiques. À tout le moins, la Réserve fédérale semble prête à réduire ses taux pour contrebalancer la conjoncture de fin de cycle aux États-Unis et l’exacerbation des tensions commerciales mondiales. De faibles taux favorisent généralement la croissance des bénéfices des entreprises, ce qui laisse présupposer une appréciation des actions au second semestre de l’année.

Un faible taux de chômage et une hausse des salaires devraient continuer de soutenir la consommation aux États-Unis. En revanche, ces mêmes conditions peuvent, tôt ou tard, nuire à la rentabilité des entreprises et engendrer davantage de volatilité sur les marchés boursiers. Compte tenu de ces circonstances, il convient de se préparer à une conjoncture plus difficile à compter de 2020 en examinant de plus près les actions productrices de dividendes et en évitant un risque de crédit excessif sur le marché obligataire.

Occasions liées aux actions : les actions internationales méritent une place dans un portefeuille bien diversifié.

Les gains marqués enregistrés par les actions américaines au cours de la dernière décennie ont fait en sorte que les marchés internationaux ont été relativement négligés et sous-représentés dans de nombreux portefeuilles. Cela pourrait avoir des conséquences négatives à long terme.

Les actions non américaines présentent un nombre de caractéristiques potentiellement intéressantes, notamment une diversification, un rendement supérieur en dividendes, la chance de profiter de gains de change lorsque le dollar américain commence à se replier et, ce qui représente probablement la qualité la plus attrayante, des valorisations nettement plus basses.

En outre, les actions offrant le meilleur rendement chaque année se trouvent souvent ailleurs qu’aux États-Unis. Depuis 2009, les 50 entreprises affichant les meilleurs rendements annuels avaient majoritairement une adresse à l’extérieur des États-Unis. Si vous aviez décidé d’ignorer les actions internationales, vous auriez manqué plusieurs des meilleures occasions.

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Occasions liées aux titres à revenu fixe : il est temps de revoir vos placements en obligations.

Des années de taux d’intérêt extrêmement faibles ont poussé de nombreux investisseurs vers des secteurs du marché obligataire qui pourraient ne pas bien résister en période de repli économique ou de baisse prononcée des marchés boursiers. Les obligations d'entreprises assorties d’une faible cote sont devenues particulièrement populaires auprès des investisseurs se lançant dans une « chasse au rendement ». L’ennui est qu’il existe une plus forte corrélation entre cette catégorie d’obligations et les actions. Par conséquent, il est moins probable qu’elle fournisse une protection en cas de repli boursier.

Compte tenu des valorisations élevées sur le marché des obligations à rendement élevé, les investisseurs ne sont pas suffisamment rémunérés pour le risque élevé qu’ils assument à un moment où l’économie américaine affiche les caractéristiques classiques d’une fin de cycle.

« Un portefeuille d’obligations de base devrait jouer quatre rôles principaux, selon Mike Gitlin, chef, titres à revenu fixe, à Capital Group. Il devrait fournir une diversification par rapport aux actions, un revenu, une protection contre l’inflation et une préservation du capital. Il ne devrait donc pas reproduire le risque lié aux actions.

Augmenter la pondération des obligations à rendement élevé ou des titres de créance des marchés émergents devrait constituer une décision indépendante de la principale stratégie d’obligation de base », ajoute M. Gitlin. Lorsque les actions sont sous pression, les obligations devraient procurer de la stabilité. Pour obtenir cette stabilité, les investisseurs doivent s’assurer de détenir suffisamment d’obligations de base dans leurs placements en titres à revenu fixe. Les stratégies de placement en titres à revenu fixe visant un rendement total et la production de revenus pourraient ne pas contribuer à la stabilité au moment où le besoin en est le plus criant.

 

Avec

Mike Gitlin Chef, titres à revenu fixe

Mike Gitlin est chef, titres à revenu fixe, à Capital Group. Il compte 25 ans d’expérience en placement, dont quatre à Capital Group. Auparavant, M. Gitlin était chef, titres à revenu fixe, et responsable mondial de la négociation à T. Rowe Price. Il a également occupé des postes au sein de Citigroup Global Markets, de Credit Suisse Asset Management et de George Weiss & Associates. M. Gitlin est titulaire d’un baccalauréat de l’Université Colgate.

Darrell Spence Économiste

Darrell Spence est un économiste et un directeur de la recherche qui possède 27 ans d’expérience dans le secteur des placements, tous au sein de Capital Group. Il détient le titre d’analyste financier agréé (CFAMD) et un baccalauréat en économie du Occidental College.


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